Le pogrom de Kielce

Juillet 1946

En été 1945, des camps furent aménagés dans les zones occidentales de l’Allemagne occupée et d’Autriche pour les personnes déplacées (DP) juives. Contrairement à la politique de rapatriement ambitionnée par les Alliés et au rapatriement rapide d’environ 9 millions de DP après la libération, les Juifs restaient « coincés » dans les camps, et l’on assista à un mouvement d’émigration massive vers la Palestine.

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L’offensive contre l’Union Soviétique et le début de la guerre germano-soviétique

22 juin 1941

Au matin du 22 juin 1941, la Wehrmacht envahit l’URSS. Sans déclaration préalable, l’Allemagne lance ainsi la guerre contre l’Union Soviétique, préparée depuis déjà près d’un an sous le nom de code « Opération Barbarossa ». L’objectif prévu d’une victoire éclair d’ici la fin de l’année 1941 se voit soldé par un échec avec la défaite de la bataille de Moscou en décembre 1941.

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Création du camp d’internement pour Tziganes dit « Aire de repos pour Tziganes de Marzahn », à Berlin

Mai 1936

Suite au « Décret d’Auschwitz » promulgué par Heinrich Himmler le 16 décembre 1942, selon lequel « tous les semi-Tziganes, Rom-Tziganes et les membres de tribus tziganes originaires des Balkans… devaient être envoyés en camp de concentration », fut mise en œuvre, dans un premier temps à partir de l’Allemagne et de l’Autriche, la déportation des Sinti et Roms en camps de concentration et d’extermination. Plus de 25 000 des quelque 40 000 Sinti et Roms allemands et autrichiens répertoriés furent tués. On estime qu’au total, entre 300 000 et 500 000 Sinti et Roms furent victimes du génocide.

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Le procès Eichmann

Début du procès le 11 avril 1961 à Jérusalem

« Je n’étais rien d’autre qu’un membre fidèle, ordonné, correct et travailleur, de la SS et de l’Office central de la sécurité du Reich, uniquement animé par des sentiments idéalistes pour la patrie à laquelle j’avais l’honneur d’appartenir. […] En dépit d’un examen de conscience scrupuleux, je ne peux me considérer ni comme un assassin, ni comme un tueur en série. [...]

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Début de l’opération « Euthanasie » 14f13

Avril 1941

Suite à la décision en octobre 1939 d’avoir recours à l’« euthanasie », autrement dit à l’élimination d’handicapés mentaux et physiques, et les mises à mort ayant lieu également en dehors du territoire du Reich après l’invasion de la Pologne, on estime qu’environ 70 000 personnes ont trouvé la mort jusqu’en août 1941.Les opérations étaient organisées par des médecins, des fonctionnaires et cadres administratifs, des infirmières et aides-soignants, qui sélectionnaient et tuaient eux-mêmes les victimes.

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La grève générale néerlandaise en 1941

Une protestation contre les rafles anti-juives

Après la capitulation des Pays-Bas en mai 1940, l’occupation allemande mit peu à peu en œuvre dans le pays une législation anti-juive extrême. Un « quartier juif », équivalent à un ghetto, fut créé à Amsterdam.

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La situation des personnes déplacées

Le rapport Harrison paraît en août 1945

En août 1945, le juriste américain Earl G. Harrison (1899-1955) remet au Président des Etats-Unis, Harry S. Truman, un rapport sur la situation des personnes déplacées (Displaced Persons /DP) en Allemagne et en Autriche. Le rapport Harrison avait été établi à la demande du Comité intergouvernemental sur les réfugiés (Intergovernmental Committee on Refugees / ICR). Le rapport Harrison montre que, trois mois après la fin de la guerre, la situation dans les camps DP est désastreuse. Il critique en particulier l’approvisionnement insuffisant des survivants juifs, des déportés et des anciens travailleurs forcés, en nourriture, médicaments et vêtements chauds.

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La libération du camp de concentration de Bergen-Belsen

15 avril 1945

Plus de 50 000 détenus concentrationnaires et presque 20 000 prisonniers de guerre soviétiques trouvèrent la mort dans le camp de Bergen-Belsen, situé à environ 20 kilomètres de Celle et 60 kilomètres d’Hanovre.

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La libération du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz

27 janvier 1945

Le camp d’extermination d’Auschwitz a été libéré le 27 janvier 1945. Plus la vérité s’est faite sur le complexe concentrationnaire d’Auschwitz, plus ce camp a pris une valeur symbolique, autant pour l’Holocauste des Juifs d’Europe que d’une manière générale pour le système méprisant totalement la dignité humaine qui organisait la persécution, le travail forcé et le génocide, tel qu’il était appliqué par le régime national-socialiste en Allemagne. Outre son rapport indissociable avec l’Holocauste, l’anniversaire de la libération d’Auschwitz revêt en plus une importance universelle : Suite à une résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en novembre 2005, le 27 janvier a été proclamé journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Cette journée doit dans toutes les nations être dédiée de façon active à perpétuer le souvenir de l’Holocauste et à en faire connaître les réalités, pour ne plus laisser place, à l’avenir, à l’intolérance religieuse, au dénigrement ou à la violence en raison d’appartenance à une race ou à une religion.

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L’ « opération AB » (Ausserordentliche Befriedungs-Aktion / action spéciale de pacification)

Été et automne 1940

« AB-Aktion » ou « opération AB », pour « Ausserordentliche Befriedungsaktion » (= action spéciale de pacification), est le nom qui a été donné aux opérations d’extermination dont furent la cible les dirigeants de la résistance et de l’intelligence polonaises sur les territoires de Radom, Lublin, Cracovie et de Galicie – c.-à-d. du Gouvernement Général – durant l’été et l’automne 1940. Les fusillades collectives eurent lieu dans les environs de Varsovie, notamment dans la forêt de Palmiry et la sinistrement célèbre prison de Pawiak. Leurs victimes étaient des professeurs, des enseignants et des prêtres, tous représentants de l’élite intellectuelle et politique.

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« Décrets sur les Polonais »

8 mars 1940

Suite au transfert volontaire ou forcé de dizaines de ressortissants polonais vers le Reich allemand dans le cadre du travail obligatoire, les « Décrets sur les Polonais » furent promulgués  le 8 mars 1940. A cette date, plus de 80 000 individus du seul Gouvernement Général, c.-à-d. de la partie de la Pologne occupée par les Allemands mais non rattachée au Troisième Reich, étaient déjà arrivés sur le territoire du Rei

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La création du ghetto de Lodz

Février 1940

À Lodz, la seconde ville de Pologne, vivait également la deuxième communauté juive du pays. La population juive de Lodz participait pleinement à la vie artistique et culturelle. La ville comptait quelques fabricants de textiles juifs, les Juifs étaient bien assimilés à la vie polonaise.

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Libération du camp de concentration de Natzweiler en Alsace

23 novembre 1944

Dès le 21 avril 1941, les allemands avaient construit un camp de concentration à un endroit qui se situe à proximité de Natzweiler, nommé le «Le Struthof». Le camp principal de Natzweiler était le seul camp de concentration sur le sol français même si un camp d’internement et un camp de transit comme Drancy à Paris ou Compiègne étaient des stades préliminaires de déportation ou de destruction atroce sans pour autant avoir la caractéristique d’un camp de concentration.

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Les membres des «Pirates de l’Edelweiss» ont été pendus à Cologne.

10 novembre 1944

En 1933, les organisations de jeunesse unies qui avaient été créées en 1899 par le mouvement de jeunesse allemande «Wandervogel» (oiseaux migrateurs) furent interdites. La modernisation des organisations de jeunesse et un éloignement grandissant des objectifs fixés en 1913, entre autres ceux de la responsabilité personnelle et des droits à l’autodiscipline ainsi que l’infiltration lente de la pensée antisémitisme dans une grande partie des groupes de mouvement de jeunesse avaient conduit à ce que les nationaux-socialistes puissent rapidement opérer à une transformation et une synchronisation des groupes de mouvement de jeunesse en «Hitlerjugend» (Jeunesses hitlériennes) et en «Bund deutscher Mädel» (Association des jeunes filles allemandes).

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Un homme veut empêcher la guerre mondiale

Attentat de Georg Elser le 8 novembre 1939

Johann Georg Elser est né en 1903 à Hermaringen dans le Jura souabe. Il avait cinq frères et sœurs et était issu d’une famille modeste. Cet homme était un communiste allemand, solitaire et résistant contre le National-socialisme. Le 8 novembre 1939, il organisa un attentat contre Adolf Hitler et d’autres membres dirigeants du parti national-socialiste dans la Bürgerbräukeller de Munich. Peu avant la fin de la guerre, Johann Georg Elser fut assassiné sur ordre d’Hitler.

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Commencement de «l’euthanasie»/action T4

Octobre 1939

Dès le 18 août 1939, une circulaire du Ministère de l’intérieur du Reich exigea que tous les médecins et infirmières déclarent les nouveau-nés ou les enfants jusqu’à trois ans atteints de certaines maladies ou de déficits. Apparemment, cela devait servir à une «clarification de questions scientifiques dans le domaine de la malformation congénitale et du retard mental».

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L’invasion de la Pologne par l’Allemagne

1 septembre 1939

La Seconde Guerre mondiale n’éclata pas spontanément. Elle fut planifiée par l’Allemagne nationale-socialiste depuis 1933 avec diverses stratégies de politique extérieure et intérieure, celle-ci était immanente de l’idéologie du National-socialisme. La guerre était omniprésente dans les discours, le Plan de quatre ans et dans la propagande.

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Mise en place du camp spécial SS/camp de concentration de Hinzert

Septembre 1939

Début octobre 1939, un camp de détention de la police a été ouvert sur un plateau situé près de Hinzert, dans les environs de Trêves. Celui-ci était destiné aux ouvriers récalcitrants de l’« Organisation Todt » travaillant au « Westwall », la ligne de fortification ouest. La désignation officielle de ce camp était « camp spécial SS de Hinzert ». En juillet 1940, le camp fut placé sous l’autorité de l’« Inspection des camps de concentration ». En raison toutefois de ses diverses fonctions particulières, ce camp conserva sa dénomination de « camp spécial SS ».

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Opération Gitter

22 août 1944

Depuis quelques années, le 20 juillet 1944 fait partie des dates commémoratives de la République fédérale d'Allemagne. Le mouvement de résistance venant de l’armée et de l’Eglise mérite d’être reconnu et les victimes de recevoir l’hommage qui leur est dû. Pendant les premières décennies ayant suivi l’après-guerre, les auteurs de l’attentat du 20 juillet ont longtemps été stigmatisés et diffamés comme des « traîtres ». En RDA, l’idéologie communiste avait soit discrédité, soit nié cette résistance.

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L’insurrection nationale slovaque

Août 1944

Les « Accords de Munich » d’octobre 1938 et l’annexion par l’Allemagne des Sudètes, jusqu’alors tchèques, furent suivis de ce qu’Hitler appellera le « démembrement du reste de la Tchéquie ». L’Allemagne profita de la détérioration des relations entre les Tchèques et les Slovaques pour faire pression sur la Slovaquie. Le 14 mars 1939, le parlement slovaque proclame la souveraineté de l’Etat slovaque, sous la protection de l’Allemagne. Ceci entraîna alors le « traité  de protection » forcé entre la Tchéquie et l’Allemagne, ainsi que l’entrée des troupes allemandes dans le « Protectorat de Bohême et Moravie » le 16 mars 1939.

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La « liquidation » du « camp de tziganes » à Auschwitz

Août 1944

La déportation des Sinti et Roms en camps de concentration et d’extermination, notamment à partir de l’Allemagne et de l’Autriche, a commencé suite au « Décret d’Auschwitz », promulgué par Heinrich Himmler le 16 décembre 1942, selon lequel tous « les semi- tziganes, Rom-tziganes et les membres de tribus tziganes originaires des Balkans… devaient être envoyés en camp de concentration ».

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La libération du camp de concentration de Majdanek

Juillet 1944

Le camp était situé dans la banlieue de la ville polonaise de Lublin, à Majdan Tatarski, d’où il tient son nom actuel de « Majdanek ». Selon des estimations récentes, quelque 78 000 personnes, dont environ 60 000 Juifs, y auraient été assassinées. Majdanek était un camp de concentration servant également de camp d’extermination.

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