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Une valeur sentimentale inestimable

L’image montre: Photo d’un homme et stylo provenant des fonds d’effets personnels

Effets à remettre

Des portefeuilles avec des photos, des alliances gravées, des bijoux, des lettres ou des documents : les personnes emprisonnées en camp de concentration n’avaient que ce qu’elles portaient par hasard sur elles lors de leur arrestation. Ce sont ce genre d’objets personnels, enlevés aux détenus au moment de leur incarcération en camp de concentration, que l’on entend par effets. L’International Tracing Service (ITS) conserve encore dans ses archives les effets d’environ 3 200 anciens détenus, dont quelque 2 700 sont connus par leur nom. Il existe certes encore d’autres biens personnels de détenus conservés par d’autres mémoriaux ou musées mais il est très rare que l’on connaisse les noms des personnes auxquelles ils ont appartenu.

Les objets n’ont en général certes pas de valeur matérielle mais une valeur sentimentale inestimable pour les familles, d’autant plus qu’ils constituent souvent les derniers souvenirs qui leur restent d’un être cher. L’ITS s’est fixé pour objectif de restituer les effets personnels à leurs propriétaires ou aux familles des anciens persécutés. Chaque année, il y parvient dans quelques cas, souvent grâce à la coopération avec des mémoriaux ou des organisations partenaires, ou encore à des recherches effectuées par des journalistes. Il arrive aussi qu’une restitution ait lieu suite à des demandes adressées directement à l’ITS par les familles.

La majeure partie de ces objets provient des camps de concentration de Neuengamme  et de Dachau). Quelques uns ont également appartenu à des détenus de la Gestapo de Hambourg, des camps de concentration de Natzweiler et de Bergen-Belsen ainsi que des camps de transit d’Amersfoort et de Compiègne.