a A

Glossaire

  • Camp d'accueil

    Les camps d’accueil sont en règle générale des camps dans lesquels les réfugiés trouvent refuge. Certains pays ont commencé, dès le début de la guerre, à mettre en place des camps d’accueil pour les réfugiés juifs, surtout le long des frontières du Reich national-socialiste allemand. Avec l’expansion territoriale allemande au cours de la Seconde Guerre Mondiale, certains de ces camps, comme le camp néerlandais de Westerbork, tombèrent sous les mains des nazis, lesquels reprirent le camp et le transformèrent pour servir leurs propres intérêts.

  • Camp d'échange ou de séjour

    Sous le régime nazi, un camp d’échange ou camp de séjour constituait un lieu de détention pour des Juifs ou étrangers susceptibles de servir de monnaie d’échange soit contre des internés civils allemands, soit contre des ressources ou des devises. Ces détenus avaient également en quelque sorte une fonction d’otages afin de garantir le comportement neutre ou bienveillant d’autres nations. Les conditions y étaient généralement meilleures que dans les autres camps. Toutefois, elles se dégradèrent de plus en plus vers la fin de la guerre. Il n’y eut que peu de détenus qui furent échangés et autorisés à partir notamment pour la Suisse. Pour beaucoup, le camp de séjour ne représenta qu’une station intermédiaire avant la déportation vers les camps d’extermination.

  • Camp d'internement

    Les camps d’internement avaient fonction, pendant la Seconde Guerre Mondiale, de camps pour ressortissants de pays ennemis ou neutres ainsi que pour Allemands qui, après avoir fui les nazis, avaient été repris à l’approche de l’armée allemande. Contrairement aux autres types de camps, ils ne sont pas spécifiquement nationaux-socialistes. Ce genre de camps existait également dans d’autres pays pour les « étrangers hostiles ».

  • Camp de concentration

    Abréviation: KZ, CC

    Durant leur dictature, les nazis ont mis en place pas moins de 24 camps de concentration principaux, desquels dépendait, sur le plan de l'organisation, un vaste réseau de camps extérieurs et auxiliaires. Les camps de concentration ont servi aux nazis et à leurs alliés dans le cadre de la répression des minorités et des opposants politiques, de l'exécution de millions d’individus, et de l'exploitation d'innombrables personnes par le travail forcé.

  • Camp de détention de protection

    Description à venir

  • Camp de policier

    Description à venir

  • Camp de rassemblement

    Description à venir

  • Camp de transit

    Ces camps faisaient office de stations intermédiaires sur la route vers les camps d'extermination.

  • Camp de transit policier

    Voir Camp de policier

  • Camp DP

    Les camps DP furent mis en place par les Alliés pour les personnes déplacées. Celles-ci y étaient logées et nourries, bénéficiaient de soins médicaux et d’autres aides dont elles pouvaient avoir besoin. Les Alliés installèrent les camps DP notamment dans d’anciens camps de concentration ou casernes de la Wehrmacht, des hôpitaux ou des bâtiments privés. Une vie culturelle, sociale et religieuse variée se développa dans les camps, dont certains existèrent jusqu’au début des années 1950. Le dernier camp DP fut dissous en 1959.

  • Camp d’éducation par le travail

    Abréviation: AEL

    Les camps d’éducation par le travail ont été instaurés dans l’Allemagne national-socialiste durant la Seconde Guerre Mondiale. Ils dépendaient exclusivement de la Gestapo. En tant qu’un des instruments de la politique de répression, ils ont permis, dans un premier temps, la détention pour une durée limitée de main d’œuvre allemande puis plus tard principalement de travailleurs civils étrangers, venant en majorité d’Europe de l’Est. La détention n’étant considérée que comme un mesure policière à « but éducatif », elle ne nécessitait pas de jugement du tribunal. Les conditions de détention et de travail y étaient comparables à celles régnant dans les camps de concentration.

  • Camp d’éducation pour enfants et adolescents

    voir camp pour la protection des jeunes

  • Camp d’extermination

    Les camps d’extermination faisaient partie du système concentrationnaire nazi. Ils ont vu le jour à partir de la fin 1941 et leur seule vocation était l’élimination immédiate des déportés. Environ trois millions de Juifs européens et plusieurs milliers de Sinti et Roms y ont trouvé la mort. On compte notamment, parmi les camps d’exterminatin, Auschwitz-Birkenau, Belzec, Chelmno, Lublin-Majdanek, Sobibor et Treblinka II.

  • Camp d’internement pour jeunes délinquants

    Dans les camps dits « camps d’internement pour jeunes délinquants », ont été internés des enfants et des adolescents de moins de 16 ans, considérés comme suspects ou criminels. En règle générale, ils étaient astreints à des travaux forcés et faisaient, en outre, l’objet d’un test de « capacité à la germanisation ». Le camp d’internement pour jeunes délinquants polonais à Litzmannstadt/Lodz est un exemple de ce type de camp.

  • Camp extérieur, Commando extérieur

    Outre les camps principaux (Stammlager), le système des camps nationaux-socialistes comprenait également de nombreux camps extérieurs. Tous les camps principaux avaient des camps ou commandos extérieurs de différentes structures, tailles et durées de service. Il y avait par exemple des commandos extérieurs mobiles, gardés par des équipes de surveillance SS, desquels les détenus rentraient au camp principal tous les soirs après leur travail. D’autres camps extérieurs avaient une structure très similaire à celle des camps principaux. Ce sont les camps principaux dont ils dépendaient qui étaient officiellement responsables de leur administration et qui disposaient du pouvoir de décision sur ces camps annexes.

  • Camp pour la protection des jeunes

    Les camps désignés par euphémisme de « camps pour la protection des jeunes », ainsi que les « camps d’internement pour jeunes délinquants », servaient à interner et à éduquer systématiquement les enfants et adolescents ne correspondant pas aux idéaux nazis. Ces camps relevaient de l’Office central de la sécurité du Reich.

  • camp pour prisonniers répressifs

    Description à venir

  • Camp SS spécial

    Description à venir

  • Camps

    Le système concentrationnaire national-socialiste comprenait de nombreux types de camps. Ceux-ci différaient les uns des autres au niveau de leur structure, fonction ou organisation ainsi que de leur taille ou de leur durée. Pour beaucoup d’entre eux ayant, lors de leur existence, connu des transformations et eu des fonctions différentes, il s’avère extrêmement difficile de déterminer la catégorie exacte à laquelle ils appartenaient. Les diverses catégorisations n’ont en conséquence qu’un caractère indicatif. Dans les camps de concentration, furent internés des opposants politiques, des Juifs, des Sinti et des Roms, des homosexuels, des témoins de Jéhovah ainsi que des personnes dites asociales. Il y avait, en outre, des camps de transit, des ghettos, des centres dans lesquels des handicapés furent assassinés, ainsi que des camps pour travailleurs forcés et prisonniers de guerre. On compte au total des dizaines de milliers de camps.

  • Camps de l'Emsland

    On dénombre 15 lieux de détention faisant partie desdits camps de l’Emsland, situés dans les arrondissements de l’Emsland et du Comté de Bentheim. Ces camps étaient gérés par une administration centrale sise à Papenburg. Leurs fonctions ont varié au cours des ans, ils ont été notamment camps de concentration, camps de prisonniers de guerre ou camps disciplinaires. Les détenus y étaient essentiellement affectés à la « culture des marais ».

  • Care and Maintenance

    Abréviation: CM

    L’une des tâches de l’Organisation Internationale pour les Réfugiés (OIR) ou, en anglais International Refugee Organisation (IRO), créée le 15 décembre 1946, était de garantir aux personnes déplacées (DP) et aux réfugiés l’assistance et les moyens de subsistance (« care and maintenance ») dont ils avaient besoin jusqu’à leur rapatriement ou leur émigration. L’enregistrement des DP ainsi que l’accord et l’organisation du programme « Care and Maintenance » ont constitué la tâche principale de l’IRO. L'acceptation de prise en charge était soumise à un examen, visant à contrôler si les intéressés étaient habilités à faire valoir leur statut de DP.

  • Cartes Hollerith

    Une carte Hollerith est une carte perforée ne pouvant être lue qu’au moyen d’un appareil de lecture spécial. Ces cartes ont été réalisées dans l’après-guerre immédiat, pour enregistrer les enfants portés disparus et les enfants trouvés.

  • Central Location Index

    Abréviation: CLI

    Il s’agit d’une organisation basée à New York de 1944 à 1949, constituée de diverses sociétés juives et non-juives, dont le but était d’établir une liste de personnes disparues ayant fait l’objet d’une recherche suite à l’Holocauste et à la guerre.

  • Central Tracing Bureau / Bureau central de recherches

    Abréviation: CTB

    Le Bureau central de recherches a été mis en place en février 1944 par le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Forces /Quartier Général Suprême des Forces Alliées Expéditionnaires) et dirigé jusqu’à juin 1947 par l’UNNRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration / Administration des Nations Unies pour l’Organisation des Secours et de la Reconstruction). Il a siégé dans un premier temps à Francfort-sur-le-Main puis, à partir de 1946, à Arolsen. Sa tâche essentielle était la prise en charge et le rapatriement des personnes déplacées. Le 1er juillet 1947, l’IRO (International Refugee Organization/ Organisation Internationale pour les Réfugiés) a repris le CTB qui, depuis le 1er janvier 1948, accomplit sa mission sous la dénomination officielle toujours en vigueur aujourd’hui de « International Tracing Service » (ITS).

  • Befehlshaber der Sicherheitspolizei und des Sicherheitsdienstes / Chef de la police de sûreté et du service de sécurité

    Abréviation: BdS

    Les Chefs de la police de sûreté (SIPO) et du service de sécurité (SD) mis en place dans les territoires occupés par l’Office central de la sécurité du Reich (Reichssicherheitshauptamt / RSHA) étaient chargés de l’application des diverses mesures de persécution et d’autres questions concernant les intérêts de la politique de sécurité menée par les nazis. Pour mener à bien leurs tâches, ils disposaient de commandeurs (KdS) et de groupes d’intervention régionaux qui leur étaient subordonnés.

  • Cimetières des camps de concentration

    Il s’agit de cimetières où reposent des détenus de camps de concentration allemands et dans lesquels se trouvent généralement des plaques ou monuments commémoratifs érigés à leur mémoire. Ces cimetières sont souvent en rapport avec les marches de la mort dans lesquelles avaient été envoyés les détenus peu avant la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Plus tard, les cadavres furent ramassés le long des routes et inhumés sur le terrain des anciens camps de concentration ou dans des cimetières édifiés spécialement pour les morts des camps de concentration. Les Alliés ont également enterré dans les cimetières des camps de concentration, les détenus concentrationnaires morts peu avant ou après la libération. Les SS, par contre, n’enterraient pas leurs victimes. Ils brûlaient les corps et dispersaient ou enfouissaient les cendres sur les champs avoisinants.

  • Intergovernmental Committee for European Migration / Comité intergouvernemental pour les migrations européennes

    Abréviation: ICEM / CIME

    Le Comité intergouvernemental pour les migrations européennes a été créé en 1951 en tant que Comité intergouvernemental provisoire pour les mouvements migratoires d’Europe (PICMME), dans le but d’appuyer les gouvernements européens dans les questions portant sur l’émigration des réfugiés de guerre après la Seconde Guerre Mondiale. Dans les années 1950, il a coordonné l’émigration de presque un million d’individus.

  • Commission Internationale pour le Service International de Recherches

    Le travail du Service International de Recherches (ITS) est supervisé par une Commission Internationale, se composant des représentants de onze Etats membres (Allemagne, Belgique, Etats-Unis d'Amérique, France, Grande-Bretagne, Grèce, Israël, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne). Le cadre législatif était constitué par les Accords de Bonn de 1955 ainsi que le protocole d'amendement de 2006, lesquels ont été remplacés par l’Accord relatif au Service International de Recherches du 9 décembre 2011.

  • Convois vers l’Est

    Description à venir